Dernier chemin

Laissé par ton mouchoir, laissé dans un sourire,

Je serre mes poings tremblants sur l’attente déhanchée.

Nos deux corps décousus et elle se déchire,

L’étoffe de nos soucis, comme au ciel le Colisée.

 

Tu t’en vas avec mon cœur, avec un nouveau langage,

Retrouver le bronze des mamelles romaines.

Au soleil de chianti, ma Clélie lointaine,

A l’ombre des colonnes, tu es mon seul paysage.

 

Me diras-tu les secrets cachés dessous les bedaines

d’anges baroques et de satyres lubriques

Et la fraîcheur par les arbres de mosaïque,

Lorsqu’enfin tu reviendras, belle voyageuse urbaine ?

 

A chaque enlacement des aubes empourprées,

La lumière te ramène à travers l’oblique plaine.

Jamais plus te perdre en amoureuse égarée

Pour recompter à Rome six centaines de fontaines.

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