Exil

Exil-réveil
Spécimen endormi aux ailes de colombe,
Aux orbites de lune, oublie tes catacombes !
Un souffle de fureur a secoué ta tombe,
T’arrachant à ta mort ; tu t’envoles et tu tombes.

Exil-transit
Loin de ta solitude aux glaces impériales,
Tu traverses l’espace et ses visions de squales
Dans les flots d’une étoile aux voiles de gasoil.
L’iris de ton chaos fixe une obscure escale.

 

Exil,

Voyageur des périls, tes larmes te mutilent.

 

Exil-descente
Tu as quitté l’azur des galaxies perdues,
Météore fatal au visage connu,
Dans ton linceul de feu, squelette à moitié-nu,
Tu descends dans la nuit de mes yeux longue-vue.

Exil-impact
Cri muet explosion, trou spatio-temporel,
Quand ton moteur de moelle heurte le carrousel
Des hydres de granit. Tes cendres éternelles
Désintègrent le ciel en neige de javel.
Exil,

Voyageur des périls, tes larmes te mutilent.

 
Exil-refuge
Ta lumière de fer s’enfonce à la lisière
De l’ombre de tes cils, dans la plaie du tonnerre.
Un fœtus de cœur noir s’est forgé dans l’hiver
Qui givre ma pensée au fond de ton cratère.

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