Gros-Lapin, de Ramona Bãdescu et Delphine Durand, Editions Naïve, 2007.
Bagbada, de Cécile Gambini, Seuil jeunesse, 2007.

Entre une bouchée de tartine au Nutella et une gorgée de café, une amie illustratrice m’a offert un beau cadeau pour mes 30 ans : Gros-Lapin, de Ramona Bãdescu et Delphine Durand. Je me suis rapidement léché les doigts avant de tourner les pages.
Gros-lapin a un gros problème tout gris et tout poilu qui le suit partout et qui dévaste son appartement. Il appelle ses amis et sa maman à la rescousse, mais tous sont trop occupés. Impossible de se débarrasser de ce gros problème qui colle des boulettes de crottes de nez (en tas) sur SA moquette. Soudain DRING, ça sonne, tous ses amis et sa maman viennent lui faire une belle surprise. Et le gros problème, pfuit, oublié, disparu !
Le texte est frais, rigolo et coloré, comme l’illustration.
A mon tour, j’attendais l’anniversaire de mon amie pour lui remettre un bel album en écho au sien. Bagbada, de Cécile Gambini, m’a semblé une bonne réponse.
Bagbada, un crapaud enjoué, remonte le moral en berne de son ami, le chat Oxycat. Il l’emmène en balade, à la rencontre d’une foule de petits bonheurs. Oxycat retrouve son envie de courir, de nager… de vivre. Ainsi, il peut à son tour la transmettre à quelqu’un de plus malheureux que lui, comme ce pauvre hérisson tout rabougri, là.
Le texte est pétillant et le dessin et les collages recèlent des trésors de fantaisies.
Ces deux histoires confirment la même chose : oui, l’amitié a le pouvoir d’effacer un sombre chagrin.
Ces deux albums sont à utiliser en cas de petit spleen, que l’on soit petit ou grand.
Ils réchauffent le coeur et redonnent le sourire …comme de bons amis !


