Reflux

L’immortalité gronde.

Le fantôme du monde

Ravale sa fumée,

Cendres de sablier.

 

La machine invisible

Aux cuves des possibles

Ressuscite le ciel

Par un nouvel e-mail.

 

Le trou noir de nos doutes

Implose en un burn-out,

Recrache l’océan

En lumière de sang.

 

L’ombre de nos mémoires

Inverse les radars,

Se couche sur la pierre

Pour dormir mille hivers.

 

Le temps se recompose,

Nos illusions reposent

Dans des cargos-dortoirs,

Je refais ton regard ;

 

Eclipse du futur,

Syncope d’hydrocarbure,

Dans le voile de tes yeux

Par-delà un nous deux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *