Wagon 38

Derniers baisers d’adieu

A travers une glace.

Nos longs regards pluvieux

Se sont dissolus dans l’espace.

 

Le train a avancé

Traînant l’ombre que j’aime

Sur le rebord du quai.

Se quittent nos visages blêmes

 

Sans voix s’en vont les rails,

M’arrachant les entrailles.

 

Ces rails qui, sûrement,

Vont voyager à mes côtés,

Etirant mes mornes pensées

 

Comme une toile d’araignée

Effilée par le vent.

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