Pieuvre

Ton fantôme foreur de thorax harponne mon cœur. Ta pieuvre de phosphore creuse un abysse en moi plus insondable que la solitude. Je descends le long de ton absence, broyé parmi les noyés de la nuit. Plus je te cherche, moins je sais qui je suis sans toi. Ton ombre constellée ensable l’épave de mon rêve. Et je meurs incrusté dans ton corps que ma folie a sculpté dans les draps, comme une vague son rocher.

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